Selles militaria : reconnaître, acheter et conserver

Par la rédaction ·

Selles militaria

La requête « selles militaria » recouvre deux choses très différentes. Pour certains, c’est le nom d’un marchand. Pour le collectionneur, c’est une famille d’objets : les selles de la troupe montée, qui sont rares, souvent incomplètes et plus difficiles à attribuer qu’il n’y paraît. Ce guide ne s’appuie que sur des sources publiques : Présidence de la République, ministère des Armées, musée de l’Armée, Conseil des maisons de vente et douanes. Il vous donne des repères pour identifier une selle d’armes française, la comparer à des pièces de référence, l’acheter, la conserver et, si besoin, la faire sortir de France dans les règles.

« Selles militaria » : un marchand ou un objet ?

Ce sujet s’inscrit dans notre guide de reference : Masque vénitien : reconnaître, dater et conserver.

Sur un moteur de recherche, « selles militaria » renvoie d’abord à un nom propre : Selles Military Antiques, un marchand installé à Caen. Les premiers résultats sont des fiches d’entreprise, des comptes de réseaux sociaux, un annuaire et un fil de forum. Aucun ne traite les selles militaires comme objets de collection. C’est ce second sens qui nous intéresse ici.

Une selle d’armes est une selle réglementaire, c’est-à-dire fabriquée selon un modèle fixé par l’administration militaire et désigné par son année d’adoption. Elle se distingue de deux objets avec lesquels on la confond parfois dans les catalogues :

  • la selle civile, fabriquée selon les usages d’un sellier et les goûts du cavalier, sans modèle imposé. Elle peut avoir servi à un officier sans être réglementaire pour autant ;
  • le bât, conçu pour porter une charge ou, dans certains corps, pour monter un animal de bât comme le dromadaire. Sa structure en bois et ferrures n’a rien à voir avec celle d’une selle de cavalerie.

Cette distinction n’est pas qu’une affaire de vocabulaire. Un lot décrit comme « selle militaire » sans autre précision peut désigner une selle d’armes complète, une selle civile d’officier ou un assemblage de pièces d’époques différentes. Les étapes ci-dessous visent à lever ce flou avant d’enchérir.

Reconnaître une selle d’armes française : le repère du modèle 1874

Le modèle 1874 sert de bon point de départ, parce qu’il a fait l’objet d’une présentation détaillée et récente par une institution publique. En mars 2025, la Maison Élysée a fait entrer dans ses collections une selle d’armes modèle 1874 de sous-officier de la Garde républicaine (Présidence de la République, 2025). Sa notice pose plusieurs repères utiles au collectionneur.

Une conception pensée pour le cheval, le cavalier et la durée. Selon la Maison Élysée, la confection du modèle 1874 répond à un triple impératif : le confort du cheval, celui du cavalier et la solidité de l’ensemble. C’est un objet de service, conçu pour durer et pour être réparé, ce qui explique les remplacements de pièces au fil de sa carrière.

Plusieurs tailles selon l’arme. À l’origine, le modèle existait en deux pointures et trois dimensions, selon l’arme : cavalerie légère, cavalerie de ligne, cavalerie de réserve (Présidence de la République, 2025). Une selle « modèle 1874 » n’est donc pas un objet unique. Pour attribuer correctement une pièce, il faut savoir à quelle arme correspond sa dimension.

Un modèle qui a évolué. Le harnachement a été modifié jusqu’au début du XXe siècle. Une même appellation recouvre ainsi des variantes de détail. Si un catalogue écrit simplement « modèle 1874 », cela ne dit ni la date de fabrication, ni la version, ni si toutes les pièces sont d’origine. Demandez au vendeur sur quels éléments il fonde son attribution.

Les garnitures racontent l’usage, mais pas toujours le grade. La selle entrée à l’Élysée est présentée en grande tenue, avec des chaperons dorés et un tapis galonné or d’officier supérieur. Pourtant, il s’agit d’une selle de sous-officier. L’exemple montre qu’une selle et ses garnitures ne relèvent pas forcément du même grade. Des garnitures d’apparat indiquent un usage de cérémonie. Elles ne suffisent pas à dater ni à attribuer la selle qu’elles accompagnent.

Vocabulaire de base de la selle d’armes

  • Arçon : l’armature de la selle, sur laquelle tout le reste est monté. C’est la pièce qui conditionne la forme et la solidité.
  • Quartiers : les pans de cuir qui tombent de chaque côté, entre la jambe du cavalier et le flanc du cheval.
  • Étriers et étrivières : les appuis des pieds et les courroies qui les suspendent.
  • Chaperons : les couvre-fontes ou garnitures qui recouvrent l’avant de la selle, souvent décorés en grande tenue.
  • Tapis : la pièce textile placée sous la selle. Son galon peut signaler un grade ou une tenue.

La notice de la Maison Élysée est accompagnée d’un schéma descriptif qui situe ces éléments sur une selle réelle. Il est consultable sur la page consacrée à la selle d’armes de la Garde républicaine.

Selles militaria — illustration 1
Illustration originale — Objets de Collections

Où voir des selles de référence avant d’acheter

Le meilleur moyen de former son œil reste de regarder des pièces dont l’attribution a été établie par des professionnels. Quatre ressources publiques s’y prêtent.

Le musée de la Cavalerie, à Saumur. Il occupe 1 400 m² (ministère des Armées, 2026) dans les anciennes écuries du Cadre noir, construites en 1827. Ses collections y sont présentées depuis 2011, et le ministère les décrit comme une très riche collection de militaria. Pour le collectionneur, le centre de documentation compte autant que les vitrines : 18 000 ouvrages (ministère des Armées, 2026) sur l’histoire militaire, la cavalerie et l’hippologie. Il est ouvert à tous sur rendez-vous. C’est là que l’on peut vérifier, dans les règlements et ouvrages spécialisés, ce qu’un vendeur avance sur un modèle.

Le musée de l’Armée, aux Invalides. Il conserve près de 500 000 pièces (musée de l’Armée, 2021). Ses ressources en ligne comprennent aussi des sources iconographiques. La collection Jean Delpech contient par exemple un dessin intitulé « Selle et étrier », réalisé en Allemagne en 1945. Attention : c’est un dessin au graphite et aux crayons de couleur, pas une selle conservée. Ce type de document aide à comprendre une forme ou un usage, mais ne remplace pas l’examen d’un objet.

La Maison Élysée. La selle modèle 1874 de la Garde républicaine décrite plus haut est documentée en ligne avec photographies et schéma. C’est une référence pratique pour comparer une pièce proposée en vente à un exemplaire dont la provenance est certaine.

Les ateliers de sellerie de la Garde républicaine. Selon la Maison Élysée, les selliers de la Garde entretiennent des selles datant de la Première Guerre mondiale qui sont toujours en service (Présidence de la République, 2025). On y voit à quoi ressemble un cuir ancien entretenu en continu. Cela donne un point de comparaison avec les selles de grenier, restées des décennies sans soin.

Acheter une selle militaire aux enchères : la méthode

La vente publique est le circuit où les pièces sont les mieux documentées, à condition de savoir lire un catalogue et de connaître les règles.

Trouver les ventes et vérifier l’opérateur

Les maisons de ventes doivent être déclarées auprès du Conseil des maisons de vente, l’autorité de régulation du secteur, qui tient un annuaire public des opérateurs. Depuis le 1er juillet 2026, les professionnels des ventes volontaires ont officiellement retrouvé le titre de commissaire-priseur. Pour repérer les ventes de militaria, suivez les calendriers de la Gazette Drouot, de Drouot Live et d’Interencheres. Vérifiez ensuite que l’opérateur figure bien dans l’annuaire du Conseil.

Examiner la pièce et demander un rapport d’état

Avant d’enchérir, demandez un rapport d’état à la maison de ventes : c’est une possibilité expressément prévue (Conseil des maisons de vente). Pour une selle, posez des questions précises : état de l’arçon, cuirs refaits ou d’origine, coutures reprises, étriers et garnitures d’époque ou rapportés. Rendez-vous à l’exposition préalable si vous le pouvez. Sinon, demandez des photographies de dessous, d’arrière et de profil. C’est sous la selle que se voient les restaurations.

Calculer le coût réel

Le prix d’adjudication n’est pas le prix payé. Chaque maison fixe ses frais acheteur, généralement entre 20 et 30 % du prix d’adjudication (Conseil des maisons de vente). Ces frais supportent eux-mêmes une TVA de 20 % (Conseil des maisons de vente). Le taux exact figure dans les conditions générales de vente : lisez-les avant chaque vacation, et fixez votre plafond d’enchère frais compris.

Exiger un bordereau précis

Le bordereau d’achat est obligatoire et vaut titre de propriété (Conseil des maisons de vente). C’est le document que vous présenterez à votre assureur, à un futur acheteur ou à l’administration. Vérifiez que la description y est aussi précise que dans le catalogue : modèle, arme, grade, époque, provenance. Une mention vague affaiblit votre position en cas de litige et à la revente.

Payer et, si besoin, contester

Le paiement en espèces est plafonné à 1 000 € (Conseil des maisons de vente) pour un résident fiscal. Si un désaccord vous oppose à la maison de ventes, par exemple sur une description inexacte, la réclamation s’adresse au commissaire du Gouvernement auprès du Conseil des maisons de vente.

À quoi ressemble une provenance documentée. Le 1er avril 2025, Artcurial a proposé dans sa vente « Napoléon(s) : collections impériales d’un grand amateur » un bât de dromadaire de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle, attribué au régiment des dromadaires créé par Bonaparte en Égypte. La notice donne les matériaux (bois verni, ferrures en fer et en laiton) et les dimensions. Elle précise aussi la provenance : l’ancienne collection napoléonienne du Palais princier de Monaco, avec le numéro de lot de cette vente antérieure. C’est le niveau de traçabilité à attendre pour une pièce ancienne importante. Le résultat de la vente n’étant accessible qu’aux abonnés, nous ne le citons pas.

Ce qui fait la rareté d’une selle militaire

L’usure. Le cuir militaire servait jusqu’à ce qu’il ne puisse plus servir. Le musée de l’Armée le rappelle à propos d’une paire de bottes de cavalerie de la seconde moitié du XVIIe siècle, achetée en vente publique : ces effets sont rares car ils ont souvent été portés jusqu’à l’usure totale. Le musée ne conserve que quatre ensembles de bottes des XVIIe et XVIIIe siècles (musée de l’Armée, 2021). Le même raisonnement vaut pour les selles. Plus une pièce est ancienne, plus elle a de chances d’avoir été réparée, recomposée ou détruite.

La concurrence des institutions. Ce même exemple montre que les musées achètent en vente publique. Sur une pièce ancienne et bien documentée, le collectionneur privé peut se retrouver face à une institution.

La complétude et la cohérence. Une selle d’armes qui a encore son arçon, ses quartiers, ses étriers et ses garnitures d’origine vaut davantage qu’un assemblage. Encore faut-il que l’ensemble soit cohérent : dimension conforme à l’arme annoncée, garnitures compatibles avec le modèle, et un écart de grade expliqué quand il existe, comme sur la selle de l’Élysée.

La provenance écrite. Un bordereau ancien, un numéro de lot dans une vente précédente ou une mention dans un inventaire pèsent plus lourd que n’importe quelle tradition familiale non documentée.

Et la cote ? Nous n’avons trouvé aucun résultat d’adjudication vérifiable et publiquement accessible pour une selle militaire française. Nous ne donnons donc aucune fourchette de prix. Pour estimer une pièce, consultez les archives de résultats des plateformes de ventes. Certaines sont réservées aux abonnés, comme pour le lot Artcurial cité plus haut. Comparez uniquement des pièces de même modèle, de même arme et de même état, et demandez au commissaire-priseur son estimation par écrit.

Selles militaria — illustration 2
Illustration originale — Objets de Collections

Conserver le cuir d’une selle ancienne

La conservation du cuir ancien est un domaine technique. Nous n’avons pas pu consulter de source primaire publiée par un organisme de conservation pour cette édition du guide. Vous ne trouverez donc ici ni valeur d’humidité, ni température, ni recette d’entretien. Toute valeur chiffrée qui circule sans source mérite la plus grande prudence.

Quelques précautions relèvent du bon sens et n’engagent rien d’irréversible :

  • Ne rien appliquer dans l’urgence. Graisses, cirages et produits ménagers peuvent tacher ou fragiliser un cuir ancien de façon définitive. Tant qu’un professionnel n’a pas examiné la pièce, abstenez-vous.
  • Soutenir la selle par son arçon. Une selle posée à plat sur le sol ou suspendue par une courroie se déforme. Un support adapté à sa forme répartit le poids.
  • L’éloigner des sources de chaleur et de la lumière directe, qui accélèrent la dégradation des matériaux organiques et décolorent les textiles des garnitures.
  • Photographier l’état à l’arrivée. Ces images servent à suivre l’évolution de la pièce et à documenter votre assurance.

Pour une pièce de valeur, adressez-vous à un conservateur-restaurateur spécialisé dans les cuirs. Il fixera les conditions de stockage adaptées à l’état réel de la selle. Les ateliers de la Garde républicaine montrent qu’un cuir ancien peut rester en service. Mais leur pratique d’entretien continu ne se transpose pas directement à une selle restée longtemps sans soin.

Vendre ou faire sortir une selle de France : les formalités

Une selle ancienne peut relever de la réglementation des biens culturels. Le Code du patrimoine (annexe 1) les classe en 15 catégories (Douanes, consulté en 2026), chacune définie par des seuils cumulatifs d’ancienneté et de valeur. Ces seuils ont été modifiés par le décret 2020-1718 du 28 décembre 2020. Vérifiez la catégorie et les seuils applicables à votre pièce directement sur la page des douanes, sans vous fier à un chiffre de seconde main.

Si la pièce entre dans le champ :

  • pour une sortie définitive, par exemple une vente à un acheteur étranger, un certificat d’exportation est exigé ;
  • pour une sortie temporaire, par exemple un prêt pour une exposition, une autorisation de sortie temporaire (AST) est nécessaire ;
  • hors de l’Union européenne, une licence d’exportation européenne peut être requise, même lorsqu’aucun certificat national n’est nécessaire.

Selon la direction générale des douanes et droits indirects, le non-respect de ces formalités peut constituer à la fois un délit douanier et un délit de droit commun. Conservez le bordereau d’achat : il établit l’origine licite de la pièce et facilite les démarches.

Cas particulier : la selle vendue avec des armes. Fontes garnies, sabre ou pistolets d’arçon accompagnent parfois une selle en vente. Les armes de collection relèvent d’une réglementation distincte de celle des biens culturels, indiquent les douanes. Vérifiez leur classement avant l’achat comme avant toute sortie du territoire, et faites-les apparaître séparément sur le bordereau.

Récapitulatif avant d’enchérir

  • Le lot est-il une selle d’armes, une selle civile ou un bât ?
  • Le modèle, l’arme et la dimension sont-ils indiqués, et sur quelle base ?
  • Les garnitures sont-elles cohérentes avec la selle, ou l’écart est-il expliqué ?
  • Avez-vous obtenu un rapport d’état et des photos du dessous ?
  • Connaissez-vous le taux des frais acheteur et le coût total, TVA comprise ?
  • La maison de ventes figure-t-elle dans l’annuaire du Conseil des maisons de vente ?
  • La provenance est-elle écrite, et sera-t-elle reprise sur le bordereau ?
  • Si la pièce doit quitter la France, avez-vous vérifié son statut de bien culturel et celui des armes éventuelles ?

Une selle militaire bien documentée reste une pièce rare. La plupart des difficultés se règlent avant la vente, en posant les bonnes questions et en comparant la pièce à celles que conservent les musées.

Sources

  1. Présidence de la République – Maison Élysée — Une selle d’armes modèle 1874 de sous-officier de la Garde républicaine, en grande tenue (chaperons dorés et tapis galonné or d’officier supérieur), rejoint les collections de la Maison Élysée. Le modèle 1874 avait à l’origine deux pointures et trois dimensions selon l’arme (cavalerie légère, de ligne, de réserve). Il a été modifié jusqu’au début du XXe siècle. Les selliers de la Garde entretiennent des selles datant de la Première Guerre mondiale, toujours en service. (2025-03-20)
  2. Ministère des Armées – Les chemins de la mémoire — Le musée de la Cavalerie de Saumur occupe 1 400 m² dans les anciennes écuries du Cadre noir (bâties en 1827). Ses collections y sont présentées depuis 2011 et constituent une très riche collection de militaria. Son centre de documentation compte 18 000 ouvrages sur l’histoire militaire, la cavalerie et l’hippologie, accessible à tous sur rendez-vous. (2026-04-14 (date de publication de la page))
  3. Musée de l’Armée (Invalides) — Le musée a acheté en vente publique une paire de bottes de cavalerie de la seconde moitié du XVIIe siècle. Selon le communiqué, ces effets sont rares car souvent portés jusqu’à l’usure totale, et le musée ne conserve que quatre ensembles des XVIIe et XVIIIe siècles. Il conserve près de 500 000 pièces. (2021-04 (communiqué d’avril 2021))
  4. Musée de l’Armée – Collection Jean Delpech (même domaine que la source précédente) — Le musée de l’Armée conserve un DESSIN (graphite et crayons de couleur, 13,3 × 6,2 cm, inv. 20929-181) intitulé « Selle et étrier », réalisé par Jean Delpech en Allemagne en 1945. Attention : c’est une représentation, pas une selle conservée. (1945 (œuvre) ; consulté le 2026-10-17)
  5. Auction.fr (Interencheres) – lot Artcurial — Lot 7 de la vente Artcurial « Napoléon(s) : collections impériales d’un grand amateur » (Paris) : bât de dromadaire de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle, en bois verni avec ferrures en fer et en laiton, 131 × 36 cm. Il est attribué au régiment des dromadaires créé par Bonaparte en Égypte, avec pour provenance l’ancienne collection napoléonienne du Palais princier de Monaco (2e vente, lot 45). Le résultat est réservé aux abonnés : aucun prix ne doit être cité. (2025-04-01 (date de la vente))
  6. Conseil des maisons de vente (autorité de régulation des enchères, ex-Conseil des ventes volontaires) — Les frais acheteur sont fixés par chaque maison de ventes, généralement entre 20 et 30 % du prix d’adjudication, et soumis à une TVA de 20 %. Le rapport d’état peut être demandé à l’opérateur. Le bordereau d’achat est obligatoire et vaut titre de propriété. Le paiement en espèces est plafonné à 1 000 € pour un résident fiscal. Les réclamations s’adressent au commissaire du Gouvernement. (page non datée ; consultée le 2026-10-17)
  7. Conseil des maisons de vente — Depuis le 1er juillet 2026, les professionnels des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques retrouvent officiellement le titre de commissaire-priseur. Les maisons de ventes doivent être déclarées auprès du Conseil, qui tient un annuaire public des opérateurs. Le Conseil publie un bilan des enchères 2025 en PDF : je n’ai pas pu en lire le contenu, donc aucun chiffre n’est retenu. (2026-07-01 (actualité) ; consultée le 2026-10-17)
  8. Direction générale des douanes et droits indirects — Une sortie définitive du territoire exige un certificat d’exportation, une sortie temporaire une AST. Les biens culturels relèvent de 15 catégories à seuils cumulatifs de valeur et d’ancienneté (annexe 1 du Code du patrimoine), seuils modifiés par le décret 2020-1718 du 28/12/2020. Hors UE, une licence européenne peut être requise même sans certificat national. Le non-respect de ces formalités peut constituer un délit douanier et un délit de droit commun. Les armes de collection relèvent d’une réglementation distincte. (page non datée ; consultée le 2026-10-17)

Rédaction Objets de Collections

Les cotes et les résultats cités proviennent de ventes publiques et de catalogues consultables. Nous n’achetons ni ne vendons aucun objet et ne réalisons aucune estimation.

Rédigé par la rédaction d’Objets de Collections. Les cotes citées renvoient à leur source et à sa date ; elles évoluent avec le marché.

À lire aussi