Une commémorative de 2 euros récupérée dans un rendu de monnaie vaut, dans l’immense majorité des cas, exactement ce qu’elle affiche. Les exceptions existent, mais elles se repèrent à un seul critère public et vérifiable : le volume d’émission approuvé par la Banque centrale européenne, publié pièce par pièce depuis 2004. Le reste — fourchettes recopiées d’un site à l’autre, tirages arrondis au hasard, prix « jusqu’à » sans référence de vente — ne repose sur aucune source consultable. Ce guide cite la fiche officielle de chaque tirage mentionné, et distingue trois prix que les articles sur le sujet confondent systématiquement.
Réponse courte : votre pièce de 2 euros vaut presque toujours 2 euros
Trois situations, et trois seulement, font dépasser la valeur faciale : un volume d’émission officiel très faible, une erreur de frappe authentifiée par un professionnel, ou une pièce de qualité collection encore dans son coffret d’origine avec son certificat. Une pièce sortie d’un porte-monnaie ne relève quasiment jamais de ces trois cas, et la raison n’a rien de mystérieux.
L’ordre de grandeur suffit à trancher. La commémorative française des Jeux olympiques de Paris 2024 a été frappée à 24 millions d’exemplaires (Monnaie de Paris, 2026), celle de la réouverture de Notre-Dame en 2025 à 20 millions d’exemplaires (Monnaie de Paris, 2026), et celle des 400 ans de la Marine nationale en 2026 à 20 millions d’exemplaires (Monnaie de Paris, 2026). Une pièce produite à ce niveau ne deviendra jamais rare, quel que soit son état, quel que soit son dessin, et quel que soit le temps qu’on la conserve. Elle a été fabriquée pour être dans toutes les poches de France.
Le réflexe utile n’est donc pas de chercher une cote, mais de vérifier un chiffre : combien d’exemplaires ont été émis. Ce chiffre est publié par la BCE, gratuitement, année par année. Le test en quatre contrôles présenté plus bas repose entièrement sur cette donnée, et chaque tirage cité dans cet article renvoie à sa fiche d’origine. Si votre pièce échoue au test, vous aurez une réponse ferme en quelques minutes plutôt qu’une fourchette invérifiable.
Ce que dit la loi : pourquoi les pièces de 2 euros rares sont si peu nombreuses
La rareté d’une commémorative n’est pas un hasard de marché : elle est encadrée par un texte européen. Le règlement (UE) n° 729/2014 du Conseil du 24 juin 2014 précise, à son article 9, paragraphe 3, que « seule la valeur faciale de 2 EUR est admise pour les pièces commémoratives » (EUR-Lex, règlement UE 729/2014 du 24/06/2014). Toute la collection contemporaine se concentre donc sur une seule dénomination — d’où l’abondance de ces pièces, et d’où l’attention qu’elles attirent. Ce règlement a abrogé le règlement (UE) n° 566/2012, encore cité par d’anciennes pages : si une source s’appuie sur ce dernier, elle n’est plus à jour.
Le rythme d’émission est lui aussi plafonné. Chaque pays de la zone euro peut émettre deux pièces commémoratives par an (BCE), et, à titre exceptionnel, une troisième à condition qu’il s’agisse d’une émission commune à l’ensemble des pays de la zone. La BCE approuve le volume maximal de pièces que chaque État peut émettre, mais la conception et l’émission relèvent d’une compétence nationale (BCE). Autrement dit : l’Europe fixe le plafond, les États décident du dessin et de la quantité réellement frappée sous ce plafond.
Dernier point, décisif et presque toujours omis : ces pièces commémoratives de 2 euros ont cours légal dans l’ensemble de la zone euro (BCE). Elles ne sont pas des médailles ni des jetons de collection ; ce sont des moyens de paiement, conçus pour circuler et pour être acceptés d’un pays à l’autre. Une pièce faite pour circuler est, par construction, produite en grand nombre.
En France, la frappe de la monnaie circulante revient à la Monnaie de Paris (Monnaie de Paris, 2026), et la modification d’une face nationale n’est possible que tous les quinze ans (Monnaie de Paris, 2026) — ce qui explique la stabilité des dessins courants ; le renouvellement des faces de 10, 20 et 50 centimes intervenu en 2024, avec Simone Veil, Joséphine Baker et Marie Curie, relevait de cette échéance.
La conséquence pratique tient en une phrase : la rareté ne vient jamais du thème ni du millésime pris isolément, uniquement du volume d’émission — et ce volume est public.

Le test en 4 contrôles pour trier vos pièces
Contrôle 1 — le pays. Retournez la pièce et lisez la face nationale. Les micro-États concentrent les tirages faibles, parce qu’ils ont peu d’habitants et peu de besoins monétaires : Monaco, le Vatican et Saint-Marin émettent par dizaines ou centaines de milliers d’exemplaires quand l’Allemagne, la France ou l’Italie émettent par millions. Une commémorative allemande, française ou espagnole peut être belle, historique, recherchée : elle ne sera pas rare.
Contrôle 2 — le millésime et le thème. Aucune commémorative de 2 euros n’existe avant 2004. La première série comprend la Grèce pour les Jeux olympiques d’Athènes (mars 2004), la Finlande pour l’élargissement de l’Union (juin 2004), l’Italie pour les 50 ans du Programme alimentaire mondial (décembre 2004), Saint-Marin pour Bartolomeo Borghesi (décembre 2004) et le Vatican pour le 75e anniversaire de l’État de la Cité du Vatican (décembre 2004) (BCE, émissions 2004). Toute pièce présentée comme une « commémorative de 2 euros » antérieure à 2004 est une erreur de description, ou autre chose qu’une pièce de circulation.
Contrôle 3 — le volume d’émission officiel. C’est le contrôle qui décide. Ouvrez la fiche annuelle de la BCE correspondant au millésime de votre pièce : elle donne, pour chaque pays, le volume d’émission approuvé. L’écart mesuré sur une seule année, 2007, dit tout : Monaco a émis 20 000 pièces, le Vatican 100 000, Saint-Marin 130 000, le Luxembourg 1,1 million, la Finlande 2 millions, le Portugal 2 millions et l’Allemagne 30 millions (BCE, émissions 2007). Entre la première et la dernière ligne, le rapport est de un à mille cinq cents. Aucune considération de beauté, d’ancienneté ou de « demande » ne compense un tel écart.
Contrôle 4 — l’état et l’emballage. Trois abréviations reviennent dans les catalogues. UNC (uncirculated) désigne une pièce n’ayant pas circulé, sortie de la production courante, sans usure mais sans traitement particulier. BU (brilliant uncirculated) désigne une frappe soignée destinée aux collectionneurs, livrée en coffret ou sous blister. BE (belle épreuve, proof) désigne une frappe de qualité supérieure, à fond miroir et relief mat, produite en petites séries et toujours vendue sous emballage scellé avec certificat. Une pièce tirée d’un porte-monnaie est circulée : elle se situe mécaniquement en bas de fourchette. Et pour les qualités BU et BE, l’absence du coffret d’origine et du certificat fait chuter la cote, parce que ces éléments font partie de l’objet vendu — un collectionneur achète l’ensemble, pas seulement le métal.
Encadré méthode. La marque d’atelier et le différent — deux petits symboles gravés sur la face nationale — identifient l’atelier et son directeur ; ils se lisent à la loupe, près du bord du motif, et permettent de recouper une attribution douteuse. Dernier réflexe, valable pour toute monnaie : ne nettoyez rien. Une pièce nettoyée ou polie est considérée comme abîmée par l’ensemble du marché, y compris quand elle paraît plus brillante.
Les tirages réellement faibles, avec leur source officielle
Le tableau ci-dessous ne reprend que des volumes publiés par la BCE. Aucune ligne n’y figure sans fiche officielle correspondante.
| Pays | Année | Thème | Volume d’émission officiel |
|---|---|---|---|
| Monaco | 2007 | 25e anniversaire de la mort de la princesse Grace | 20 000 |
| Vatican | 2004 | 75e anniversaire de l’État de la Cité du Vatican | 100 000 |
| Vatican | 2007 | Émission de l’année | 100 000 |
| Saint-Marin | 2007 | Émission de l’année | 130 000 |
| Luxembourg | 2007 | Émission de l’année | 1,1 million |
| Finlande | 2007 | Émission de l’année | 2 millions |
| Portugal | 2007 | Émission de l’année | 2 millions |
| Allemagne | 2007 | Émission de l’année | 30 millions |
| Grèce | 2004 | Jeux olympiques d’Athènes | 50 millions |
Le cas le plus cité reste la pièce monégasque de 2007 frappée pour le 25e anniversaire de la mort de la princesse Grace. Son volume d’émission officiel est de 20 000 pièces, avec une mise en circulation en juillet 2007 (BCE, émissions 2007). C’est, à ce jour, l’exemple le plus net d’une commémorative dont la rareté est structurelle et documentée, et non supposée.
Une mise au point s’impose sur le chiffre de « 20 001 » que l’on retrouve dans presque tous les articles consacrés au sujet. La fiche officielle indique 20 000 (BCE, émissions 2007). L’exemplaire supplémentaire, généralement présenté comme celui du Prince, relève d’une tradition de collection : aucune source institutionnelle consultable ne le documente. Le dire franchement vaut mieux que recopier une unité fantôme d’un site à l’autre — et c’est exactement le genre de détail qui permet de juger du sérieux d’une fiche de cote.
La première année d’émission donne la même leçon à l’envers : en 2004, le Vatican ouvre à 100 000 exemplaires quand la Grèce frappe 50 millions de pièces olympiques (BCE, émissions 2004). Deux pièces de la même année, du même format, de la même valeur faciale, et deux destins de marché sans rapport.
D’où un critère de décision simple, construit à partir de ces volumes publiés : au-dessous du palier des micro-États — l’ordre de grandeur de Saint-Marin en 2007, soit 130 000 exemplaires (BCE, émissions 2007) — la pièce mérite une expertise. Au-dessus du million, elle vaut sa valeur faciale, quel que soit son état de conservation. Entre les deux, tout dépend de l’état et de l’emballage, et seul un professionnel peut trancher utilement.
Combien vaut vraiment une pièce rare : trois prix à ne pas confondre
La confusion la plus coûteuse pour un particulier n’est pas sur la rareté : elle est sur le prix. Trois chiffres circulent sous le même mot, et ils ne désignent pas la même chose.
Le prix marchand est celui qu’un professionnel affiche pour vendre. La fiche de la 2 euros Monaco 2007 Princesse Grace en état BU, chez CGB Numismatique Paris, indique un tirage de 20 000 et un prix de 1 400,00 € (CGB Numismatique, vente 2015), la pièce étant décrite comme livrée dans un coffret rouge aux armes de la principauté et signalée comme vendue sur leur boutique en 2015. C’est un prix de détail réel, daté, avec garantie professionnelle derrière — pas une somme qu’un particulier encaisse.
Le prix d’adjudication est celui obtenu en vente aux enchères. Pour cette même pièce, la Maison Palombo annonce un départ à 2 500 € et une adjudication à 3 510 € (Maison Palombo). Une réserve doit accompagner ce chiffre : la page ne précise ni la date de la vacation, ni le numéro de lot, ni l’état de la pièce. Il s’agit d’un résultat annoncé par la maison de ventes, pas d’un prix de marché de référence, et il ne doit pas servir à estimer une pièce dont on ignore la qualité.
Le prix encaissé par un vendeur particulier est toujours le plus bas des trois. Il faut retrancher les frais de vente, la commission de la maison de ventes ou de la plateforme, et les éventuels frais d’expertise. Ces prélèvements varient selon l’opérateur et le canal retenu : demandez le barème par écrit avant de confier une pièce, plutôt que de raisonner sur un pourcentage supposé.
Le contexte général reste porteur — les ventes aux enchères en France ont totalisé 5,662 milliards d’euros d’adjudications en 2025, en hausse de 11,2 % (Conseil des maisons de vente, bilan 2025 publié le 02/09/2026) — mais un marché en croissance ne signifie pas que n’importe quelle pièce trouve preneur, et ce bilan ne détaille pas la part revenant à la numismatique. En pratique : faites estimer avant de vendre, comparez au moins trois canaux, et traitez avec méfiance les annonces en ligne qui affichent des prix demandés, jamais des prix atteints.
Reste le plancher, qui ne bouge pas. Les pièces et les billets en euro ont cours légal sur le territoire national et ne peuvent pas être refusés en règlement d’une dette, étant entendu que nul n’est tenu d’accepter plus de 50 pièces lors d’un paiement en espèces, sauf le Trésor public dans la limite de 300 euros (Banque de France). Votre commémorative, même sans valeur de collection, reste donc utilisable partout dans la zone euro.

Le vrai risque financier : la pièce de 2 euros est la plus contrefaite d’Europe
Le danger, pour qui s’intéresse à ces pièces, n’est pas de rater une plus-value : c’est d’acheter une contrefaçon. Le rapport annuel du Centre technique et scientifique européen, publié par la Commission européenne, recense 480 371 fausses pièces en euros retirées de la circulation en 2023, en hausse d’environ 62 % par rapport à 2022 (Commission européenne, CTSE, données 2023). La valeur totale des contrefaçons détectées en circulation cette année-là s’élève à 935 381,5 € (Commission européenne, CTSE, données 2023).
La répartition par dénomination ne laisse aucun doute sur la cible des faussaires : les pièces de 2 euros, 1 euro et 50 centimes représentent respectivement 94,04 %, 3,94 % et 2,02 % du total des contrefaçons détectées en circulation (Commission européenne, CTSE, données 2023). Neuf fausses pièces sur dix sont des 2 euros — la dénomination la plus rémunératrice à imiter, et celle que vous manipulez.
Les commémoratives sont concernées directement. Sur 509 dessins différents de pièces commémoratives émis depuis 2004, 47 ont été contrefaits, les premières imitations ayant été détectées dès 2006 (Commission européenne, CTSE, données 2023). La logique est implacable : plus une pièce est cotée, plus elle est copiée. Une Grace Kelly 2007 ou toute commémorative à faible tirage ne devrait donc s’acheter que sous coffret d’origine, auprès d’un professionnel identifié, avec facture.
Le circuit de vérification officiel existe : les pièces suspectes sont analysées par le CTSE, avec une analyse complémentaire possible au centre national d’analyse des pièces, hébergé en France par la Monnaie de Paris. Avant d’en arriver là, quelques contrôles se font à la maison : comparez le poids et le diamètre avec une pièce de même type dont l’origine est certaine, vérifiez que l’anneau extérieur ne réagit pas comme prévu à un aimant par rapport à votre témoin, examinez la netteté de la tranche et de son inscription gravée, et contrôlez l’alignement des deux faces. Un relief mou, une tranche mal lisible ou une couleur de couronne trop uniforme suffisent à interrompre une transaction.
Conserver et faire expertiser sans dévaloriser la pièce
Si votre pièce passe le test des quatre contrôles, la première décision est de ne rien lui faire. Ne la nettoyez pas, ne la frottez pas, ne la polissez pas : une patine retirée ne revient jamais, et une pièce nettoyée est déclassée par tous les acheteurs sérieux, souvent de plusieurs qualités d’un coup. Le gain visuel immédiat se paie au moment de la vente.
Manipulez-la par la tranche, sans contact des doigts sur les faces, et rangez-la en capsule, à l’abri de l’humidité et des variations de température. Conservez le coffret, l’encart et le certificat s’ils existent : sur les qualités BU et BE, ces éléments font partie de la valeur et leur absence est immédiatement déduite du prix.
Pour l’expertise, adressez-vous à une maison de ventes spécialisée en numismatique, à un expert près une cour d’appel, ou à un professionnel membre d’un syndicat de la profession. Demandez une estimation écrite, et faites-en établir plusieurs : un écart important entre deux avis est en soi une information sur la solidité de la cote annoncée.
Pour documenter une monnaie par vous-même, la référence publique française est le département des Monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France, héritier du Cabinet des médailles constitué à partir des collections des rois de France depuis le Moyen Âge. Sa bibliothèque spécialisée compte près de 100 000 références et plus de 7 500 médailles et objets d’art et d’archéologie sont consultables en ligne (BnF, département des Monnaies, médailles et antiques). Les fonds eux-mêmes donnent la mesure du domaine : plus de 50 000 exemplaires pour les monnaies françaises et près de 122 000 pour les monnaies grecques et provinciales romaines (BnF, monnaies et médailles).
Pour les émissions monégasques — dont la fameuse 2 euros de 2007 — la référence institutionnelle de la Principauté est le Musée des Timbres et des Monnaies de Monaco, à consulter de préférence avant un revendeur, ne serait-ce que pour vérifier ce qui a réellement été émis.
Et si la pièce ne passe pas le test des quatre contrôles ? Elle vaut 2 euros. Ce n’est pas un échec : c’est une réponse vérifiée, obtenue en quelques minutes, à partir de documents officiels que n’importe qui peut rouvrir. Elle vous évite de payer une expertise inutile, de conserver une pièce dans l’espoir d’une valorisation qui ne viendra pas, ou pire, d’en acheter une fausse au prix d’une vraie.
Sources
- Banque centrale européenne (BCE) — « Chaque pays dont l’euro est la monnaie officielle peut émettre deux pièces commémoratives par an » ; « À titre exceptionnel, une troisième pièce peut être émise, à condition qu’il s’agisse d’une émission commune à l’ensemble des pays de la zone euro » ; « S’il appartient à la BCE d’approuver le volume maximal de pièces […] leur conception et leur émission, en revanche, sont une compétence nationale » ; « Ces pièces commémoratives de 2 euros ont cours légal dans l’ensemble de la zone euro. » (page institutionnelle permanente, consultée et vérifiée le 12/09/2026 (HTTP 200))
- Banque centrale européenne (BCE) — Volumes d’émission officiels des commémoratives 2007 : Monaco, 25e anniversaire de la mort de la princesse Grace, 20 000 pièces, mise en circulation en juillet 2007 ; Vatican 100 000 ; Saint-Marin 130 000 ; Luxembourg 1,1 million ; Finlande 2 millions ; Portugal 2 millions ; Allemagne 30 millions. C’est la source qui permet de corriger le « 20 001 » repris par toute la SERP. (données d’émission 2007, page consultée et vérifiée le 12/09/2026 (HTTP 200))
- Banque centrale européenne (BCE) — 2004 est la première année d’émission des pièces commémoratives de 2 euros : Grèce (JO d’Athènes, mars 2004, 50 millions), Finlande (élargissement de l’UE, juin 2004), Italie (50 ans du Programme alimentaire mondial, décembre 2004), Saint-Marin (Bartolomeo Borghesi, décembre 2004), Vatican (75e anniversaire de l’État de la Cité du Vatican, décembre 2004, 100 000). Permet d’affirmer qu’aucune commémorative de 2 € n’existe avant 2004. (données d’émission 2004, page consultée et vérifiée le 12/09/2026 (HTTP 200))
- Conseil de l’Union européenne — EUR-Lex — Règlement (UE) n° 729/2014 du Conseil du 24 juin 2014 sur les valeurs unitaires et les spécifications techniques des pièces libellées en euros destinées à la circulation (refonte), en vigueur. Article 9, paragraphe 3 : « Seule la valeur faciale de 2 EUR est admise pour les pièces commémoratives. » Article 9 : les commémoratives portent sur des commémorations d’importance majeure au niveau national ou européen ; une émission commune à toute la zone euro n’est possible que pour un événement de la plus haute importance au niveau européen. À noter : ce texte a abrogé le règlement (UE) n° 566/2012 du 18 juin 2012, encore cité par d’anciennes pages — ne pas s’appuyer sur ce dernier. (règlement du 24/06/2014, JO L 194 du 02/07/2014 ; vérifié le 12/09/2026 (HTTP 200))
- Monnaie de Paris (établissement public) — « En France, c’est à la Monnaie de Paris qu’il revient de frapper la monnaie circulante » ; « Chaque année, les pays de la zone euro peuvent émettre chacun jusqu’à deux pièces de 2 EUROS commémoratives ». Tirages français cités : JO de Paris 2024, 24 millions d’exemplaires ; réouverture de Notre-Dame 2025, 20 millions ; 400 ans de la Marine nationale 2026, 20 millions. La modification d’une face nationale n’est « possible que tous les quinze ans » ; en 2024 la France a renouvelé les faces de 10, 20 et 50 centimes (Simone Veil, Joséphine Baker, Marie Curie). (page institutionnelle à jour des émissions 2026, consultée et vérifiée le 12/09/2026 (HTTP 200))
- Banque de France — « Les pièces et les billets en euro ont cours légal sur le territoire national. Ils ne peuvent donc pas être refusés en règlement d’une dette » ; « nul n’est tenu d’accepter plus de 50 pièces lors d’un paiement en espèces (sauf le Trésor public, dans la limite de 300 euros) » ; les pièces euros or et argent produites par la Monnaie de Paris ont aussi cours légal, et celles dont la valeur faciale est supérieure ou égale à 5 euros peuvent être échangées à leur valeur faciale à la caisse de Paris de la Banque de France. Réserve : aucune date de mise à jour n’est affichée sur la page ; le serveur renvoie un 403 aux robots mais la page est bien accessible en navigation normale. (aucune date de mise à jour indiquée par l’éditeur ; contenu consulté le 12/09/2026)
- Commission européenne — Centre technique et scientifique européen (CTSE / ETSC), rapport « The protection of euro coins in 2023 » — « The total number of counterfeit euro coins removed from circulation in 2023 was 480 371, an increase of about 62% compared to 2022 » ; répartition par dénomination : « 2 euro, 1 euro and 50 cent denominations represent respectively 94.04%, 3.94% and 2.02% of the total counterfeits detected in circulation » ; « The overall value of counterfeit coins detected in circulation in 2023 was EUR 935 381.5 ». Sur les commémoratives : premières émissions en 2004, premières contrefaçons détectées en 2006, 118 classes communes créées depuis, et « In total 509 different designs for commemorative coins have been issued, out of which 47 have been counterfeited ». (données 2023, rapport enregistré Ares(2024)8865144, publié en 2024 ; PDF vérifié le 12/09/2026 (HTTP 200). Aucun rapport ETSC plus récent n’a pu être trouvé en ligne — ne pas présenter ces chiffres comme ceux de 2025 ou 2026.)
- CGB Numismatique Paris (maison numismatique professionnelle, ventes sur offre et e-auctions) — Fiche de la 2 euros Monaco 2007 Princesse Grace en état BU : tirage indiqué 20.000, référence €096302 1, prix 1 400,00 €, mention « Non disponible. Article vendu sur notre boutique internet (2015) ». Pièce « frappée à l’occasion des 25 ans du décès de la princesse Grace de Monaco (1929-1982) », livrée « dans un coffret rouge aux armes de la principauté ». Permet d’affirmer un prix de vente professionnel réel et daté, à opposer aux fourchettes non sourcées de la SERP. (vente 2015 ; fiche archivée consultée et vérifiée le 12/09/2026 (HTTP 200))
- Maison Palombo (maison de ventes aux enchères, Genève) — Annonce d’une adjudication de la 2 euros Grace Kelly 2007 : « PRIX DE DÉPART 2500 EUROS vendu 3510 EUROS ». Réserve à signaler dans l’article : la page ne précise ni la date de la vacation, ni le numéro de lot, ni l’état de la pièce — le chiffre doit être cité comme un résultat annoncé par la maison, non comme un prix de marché de référence. (date de vente non précisée par la source ; page consultée et vérifiée le 12/09/2026 (HTTP 200))
- Conseil des maisons de vente (autorité de régulation des ventes volontaires aux enchères publiques) — Bilan « Les ventes aux enchères en 2025 : un marché français en forte croissance », mis en ligne le 02/09/2026 : 5,662 milliards d’euros d’adjudications, en hausse de 11,2 %. Donne le contexte de marché des enchères en France. Réserve : le ventilé par spécialité numismatique n’a pas pu être extrait (PDF trop volumineux pour l’outil de lecture) — ne pas avancer de chiffre sectoriel numismatique tant qu’il n’a pas été lu dans le PDF. (données 2025, publication du 02/09/2026 ; PDF vérifié le 12/09/2026 (HTTP 200))
- Bibliothèque nationale de France — département des Monnaies, médailles et antiques — Département héritier du « Cabinet des médailles », constitué à partir des collections des rois de France depuis le Moyen Âge ; bibliothèque spécialisée de près de 100 000 références ; plus de 7 500 médailles et objets d’art et d’archéologie accessibles en ligne via le catalogue dédié. Source institutionnelle de référence à citer pour la documentation numismatique et l’expertise. (page institutionnelle permanente, consultée et vérifiée le 12/09/2026 (HTTP 200))
- Bibliothèque nationale de France — Détail chiffré des fonds numismatiques : « La collection des monnaies grecques et provinciales romaines compte près de 122 000 exemplaires » ; « La collection des monnaies françaises rassemble plus de 50 000 exemplaires » ; plus de 55 000 monnaies des civilisations non européennes ; environ 6 000 monnaies byzantines ; plus de 10 000 monnaies du monde celtique. La page ne donne pas de total unique pour l’ensemble de la collection — ne pas reprendre le chiffre de « 600 000 » qui circule sans être confirmé sur cette page. (page institutionnelle permanente, consultée le 12/09/2026)



